La ville des Saints

Des religions du monde entier



Aujourd’hui plus de 300 communautés, paroisses et associations religieuses sont représentées dans l’antique capitale nordique de la Russie. Bien avant sa création et son expansion sur les îles de la Néva, l’on notait la présence de lieux de cultes en bois construits par la population d’origine ; mais nombreux furent détruit par la foudre ou autres intempéries amenant les habitants à les remplacer petit à petit par des édifices en pierre. Le premier de ce genre fut la « cathédrale Pierre-et-Paul » (1712-1732), l’un des symboles de la ville situé au cœur originel de Saint-Pétersbourg et lieu de sépulture de bien des membres des familles impériales ayant dirigées le pays. En parallèle, Pierre le Grand dans son idéologie de grandeur, lança la construction du « monastère Alexandre-Nevski » afin d’accueillir les restes du héros russe éponyme ; également saint-patron de la cité tout comme Xénia la Sainte et Jean de Cronstadt. N’ayant rien à envier à son homologue moscovite il est actuellement l’un des trois principaux centres de formation religieux de Russie et le cimetière Tikhvine, dans son cloître, est le lieux de repos des plus célèbres artistes de la ville (Dostoïevski, Mikhaïl Glinka, Moussorgski, Tchaïkovski,…).

La grande période Monastère St Jeanimpériale riche, puissante et pieuse joua un rôle majeur dans l’émergence de multiples églises et cathédrales afin de renfermer les somptueuses iconoclaste et commémorer les plus grandes batailles de l’empire, comme la « cathédrale Notre-Dame-de-Kazan » pour la victoire contre Napoléon ou « l’église Saint-Nicolas-des-Marins » pour les dix plus belles victoires navales russes. Des architectes de toute l’Europe furent employés à l’érection des plus prestigieux musées monuments allant du style traditionnel russe avec les dômes (La Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé), en passant par le  baroque (l’église Sainte-Catherine, le couvent Smolny et la cathédrale Saint-André), jusqu’au roman et au néoclassicisme (la cathédrale Prince Vladimir, l’église Notre-Dame de Vladimir, la cathédrale de la Transfiguration).

Par la suite, sous l’époque révolutionnaire du début du XXème siècle, un grand nombre de ses sites furent fermés aux cultes, parfois pillés ou même détruit et destinés à des fins militaires ou médicales. Pendant plus de 50 ans les dommages causés furent considérables ; il fallut attendre les années 1960 pour que débute la restitution aux différents ordres et la restauration de ces lieux.

En dehors de la religion orthodoxe et catholique, la population saint-péterbourgeoise, à l’image de la Russie, est entre autres constituée des communautés juives, musulmanes et bouddhistes issues du passé historique du pays. Suite à la libération du joug tatar, aux grandes persécutions et immigrations religieuses dans le monde, leurs pratiquants furent accueillit et intégrés au sein du peuple russe, parfois avec difficultés mais de nos jours totalement respectés. La « Grande Synagogue chorale » est la seconde plus grande d’Europe avec son acoustiqueNotre Dame de Vladimir exceptionnelle, la « Mosquée de Saint-Pétersbourg » peut elle contenir près de 5 000 fidèles et ses ornements sont somptueux, le « Temple Bouddhiste » lui reste en étroite relation avec le Dalaï-Lama et reçut des reliques de sa part parmi les plus rares. Cet ensemble liturgique fait partie intégrale du patrimoine de de Saint-Pétersbourg, l’un des plus riches d’Europe, reconnu par l’UNESCO, d’une importance et d’une préservation cruciale. La ville dispose depuis peu d’un musée magnifique à ne pas rater sur l’ensemble des religions présentes, exposant des collections d’iconoclaste du monde entier : « Государственный музей истории религии » ou « ГМИР » Почтамтская улица (potchtamskaya oulitsa), 14/5, située non loin de la « cathédrale St Isaac ». Chaque premier lundi du mois son entrée est gratuite mais essayez de vous faire accompagner car rare sont les explications en dehors du russe.